Vivre dans un village médiéval, tel qu’on l’imagine

La vie quotidienne à Castel Roc

Castel Roc est un projet de village médiéval habité en Mauricie, au Québec : un lieu où l’on vivrait au quotidien dans les pierres, le chêne et le lin, et non seulement le temps d’une fête. Des journées rythmées par le travail des mains, le marché, les repas partagés et les veillées : voici cette vie telle que la montrent la maquette 3D et les intérieurs témoins du village de démonstration.

Le projet est en développement et le village présenté ici est une démonstration fictive : ses lieux, ses habitants et leurs noms sont imaginés. Les images sont tirées de sa maquette 3D.

La Maison du Seuil et son portique de bois, au bord du stationnement, à l’orée de la forêt

Le passage du seuil : on laisse son époque au stationnement

La journée commence de l’autre côté de la forêt. La voiture reste au stationnement ; téléphones et écrans restent à la consigne de la Maison du Seuil, en lieu sûr. Le vestiaire prête des vêtements d’époque, en lin et en laine, à moins qu’on n’apporte les siens, s’ils conviennent à l’époque.

Puis on entre à pied : passé le portique de bois, un sentier traverse la forêt puis les champs, et franchit le ruisseau jusqu’à la porte du village. Au-delà, la vie publique se déroule sans technologie visible. Dans les maisons privées, la place de la technologie reste à définir avec les futurs résidents : aucune règle n’est arrêtée à ce jour.

Faire la visite à pied depuis le pont

La place du marché : le puits, les étals, le boulanger devant sa boutique et des enfants qui courent sur les pavés

Sur la place du marché, autour du puits

Toutes les rues mènent à la place du marché, bordée de maisons à colombages : un puits, un grand tilleul et les étals des producteurs et des artisans. Dans la maquette, les enfants jouent autour du puits, la marchande d’épices dispose ses corbeilles et ses bocaux, et deux étals se tiennent côte à côte, l’un avec ses fruits, ses jarres et ses tonnelets, l’autre avec ses épices en cagettes et ses paniers.

Gaucher le Crieur y annonce les nouvelles de Castel Roc à qui s’approche ; Barthélemy le Lombard, le changeur de monnaies, se tient à son tonneau, sa petite balance de laiton à portée de main ; la charrette du meunier vient livrer sa farine à la boulangerie.

Face au puits, l’épicerie témoin aligne ses jarres, ses fruits et ses légumes, et Margot du Puits sert ses clientes ; à l’angle de la place et de la Grand-Rue, la boulangerie témoin ouvre son étal sur la rue, devant le comptoir et le four à pain.

Visiter l’épicerie témoinVoir la place du marché sur la carte

Dans la forge, le forgeron montre l’enclume à un jeune apprenti

Le travail des mains

La forge, le bois, la poterie, le tissage : des savoir-faire qu’on exerce et qu’on transmet. Rue des Artisans, qui mène à la porte de l’Est, la forge, l’atelier du bois et celui des potiers restent grands ouverts le jour : on y entre pendant la visite à pied, et Thibaut le Fèvre, le forgeron, y montre l’enclume à un jeune apprenti.

Dans les rues, chaque échoppe a son métier, que disent son enseigne et sa boutique : boulanger, épicière, cordonnier, tisserande, cirier, potier, libraire, orfèvre… La boutique est au rez-de-chaussée, ouverte sur la rue, et le logement à l’étage. Hors les murs, le meunier, les fermiers, les bergers, les bûcherons et le charbonnier font vivre la campagne.

Les métiers du village

Une longue tablée à la taverne : des villageois sur des bancs de bois, près de la cheminée

Le pain et la table

À la taverne ou à l’auberge, de longues tablées où l’on prend son temps. La taverne de l’Ours, au nord de la place, a sa longue salle, sa grande cheminée et, les soirs d’été, ses bancs dehors ; Hugues de l’Ours y tire l’hydromel au tonneau, et, pendant la visite à pied, on peut s’en faire servir un au comptoir. L’Auberge du Castel, la plus grande maison de la Grand-Rue, réunit les repas dans sa grande salle et loge les voyageurs dans ses chambres.

Le pain vient de la boulangerie : dans l’échoppe témoin, Mathieu le Fournier sert ses clients derrière le comptoir de chêne et sa balance, entre le pétrin, le four à pain et le rayonnage des pains du jour.

Entrer dans la boulangerie témoinVoir l’auberge sur la carte

La salle commune de la maison témoin : l’âtre, la table de chêne, le vaisselier et les villageois

À la maison : la salle commune et l’âtre

Dans la Maison des Tilleuls, la maison témoin, à l’angle de la place et de la rue des Jardins, la vie se tient dans la salle commune : l’âtre et sa marmite, la table de chêne dressée, le vaisselier, le rouet près du feu ; la chambre est à l’étage. Une famille l’habite et en porte le nom : l’ancien des Tilleuls se tient au coin du feu, un enfant joue devant l’âtre.

Les maisons du village de démonstration sont hautes et étroites, serrées autour de la place et le long de la Grand-Rue, leurs étages en encorbellement au-dessus des pavés. Chacune peut être choisie et aménagée en 3D : mobilier, finitions et enseigne.

Visiter la maison témoinHabiter à Castel Roc

Une veillée au coin du feu : un grand-père raconte une histoire à deux enfants

Les veillées et les fêtes

Le feu dans l’âtre, le rouet, les histoires : les soirées se passent ensemble. Un soir de fête, à la taverne de l’Ours, l’orchestre joue sur son estrade, cornemuse, pipeau, tambour et tambourin ; la ronde des danseurs change de danse avec la musique, les buveurs battent la mesure au comptoir, les serveuses passent avec leurs plateaux et le gigot rôtit à la broche dans l’âtre.

Dans les tours de l’enceinte, on imagine des veillées d’un autre genre : la Tour des Conteurs pour les contes, la musique acoustique et les petites représentations, la Tour des Jeux pour les échecs, les jeux de tables, les dés et les soirées de jeux de rôle, la Tour des Étoiles pour observer le ciel à l’œil nu.

Entrer dans la taverne de l’Ours

La nef de l’église de Castel Roc, ses bancs et le chœur sous sa voûte étoilée
Vue d’artiste : la nef de l’église envisagée pour l’agrandissement du village

La vie commune

Derrière les maisons de la rue des Jardins, les jardins partagés : des carrés de légumes et d’aromates, des ruches de paille et un abri à outils, entretenus en commun. À la sortie de la porte de l’Est, un moine vient voir ses ruches.

Pour la vie commune, on imagine la Tour du Conseil, à côté de la porte de l’Est, pour les réunions des habitants et les cérémonies ; la Tour des Livres, une bibliothèque silencieuse ; quatre tours belvédères ouvertes à tous, du Levant, de la Forêt, du Ponant et du Couchant, avec leur chemin de ronde ; et, dans la cour basse du donjon, le grand logis, pour les grandes tablées et les fêtes du village.

L’église romane, envisagée pour l’agrandissement du village, se visite en vue d’artiste : la nef de pierre blonde sous sa voûte, les vitraux, le chœur en abside ; un moine lit au lutrin. Sur son roc, le donjon, qui se visite lui aussi en vue d’artiste, réunirait les salles des banquets et de réunion et, tout en haut, la direction du domaine. L’usage détaillé de l’une et de l’autre reste à définir.

Entrer dans l’égliseMonter au donjon

Le moulin à vent, une ferme et les champs en lanières au sud du ruisseau

Hors les murs, la campagne

Une campagne fait vivre le village. À l’ouest, la Bergerie du Val, son toit de chaume et son pré-verger où les moutons paissent sous les pommiers ; au sud du ruisseau, la Ferme du Ruisseau, son étable et sa laiterie, son pré des vaches qui descend jusqu’à l’eau ; sur la route de l’Est, la Ferme de la Grange et sa basse-cour. Entre elles, les champs de blé, d’orge et d’avoine, les légumes et les prés de fauche en lanières, et le moulin à vent sur sa butte.

Le berger mène ses moutons, le faucheur travaille dans l’orge, le pêcheur attend sur son ponton ; à l’orée de la forêt, le bûcheron fend sa bûche au billot, près de la meule du charbonnier. De temps en temps, le chasseur sort par la porte du Sud tenter sa chance à l’arc, et rapporte parfois une biche au boucher de la rue Neuve.

Plus loin dans les bois, la diseuse de bonne aventure, qui est aussi herboriste, attend les visiteurs devant sa cabane, ses herbes qui sèchent ; un pèlerin chemine jusqu’à une tombe perdue, devant les ruines de l’abbaye de Saint-Polycarpe ; dans le virage de la route de l’Est, le campement des voyageurs garde son feu allumé jour et nuit.

Voir les fermes sur la carte

Devant la taverne de l’Ours, un jour de marché

Les gens du village

Une quarantaine d’habitants, en habits de leur état, font vivre la maquette : marchands derrière leurs étals, buveurs devant la taverne, moines, gardes aux portes, châtelaine dans la cour basse ; de temps en temps, un chevalier et son écuyer sortent de la forêt et montent au donjon. Ils croisent le visiteur comme l’un des leurs et répondent à ses gestes : un salut de la main, une révérence, un hourra quand il danse.

Chacun a un nom du Moyen Âge, affiché avec son métier au survol : un prénom d’époque et un surnom tiré du métier, du lieu, d’un trait ou de l’origine. Village fictif : ces gens n’existent pas.

Les croiser pendant la visite à piedLes aider dans le jeu

Castel Roc la nuit, dans la maquette : une visiteuse et sa lanterne sur le chemin, le pont et la porte du village éclairée de torches, sous un ciel couvert

Quand la nuit tombe

Le village s’ouvre de jour, mais on peut le voir à minuit : le bouton « Nuit » de la carte et de la visite à pied fait se coucher le soleil, puis tomber la nuit, à la pleine lune.

Le village dort. Les échoppes ont fermé leurs volets, l’étal et l’auvent rentrés ; une bâche de toile cirée couvre les étals de la place ; la forge et les ateliers ont tiré leurs vantaux. Seules quelques fenêtres veillent à la lueur d’une chandelle ; la taverne de l’Ours et l’auberge restent éclairées, et des torches brûlent aux portes de l’enceinte, où les gardes font leur ronde au flambeau.

Moutons, vaches et poules sont rentrés, les chevreuils sortent du bois. Le marché et la forge se taisent ; on entend les grillons, un hibou au loin, les crapauds au bord du ruisseau. Au campement des voyageurs, autour du feu, la voyageuse chante et Mathurin le Ménétrier l’accompagne au violon. En visite libre, on marche à la lueur de sa lanterne.

Voir Castel Roc à minuit

Au fil des saisons et de la météo

La maquette suit la date et le temps qu’il fait. Sa météo est celle du jour en Mauricie, mise à jour toutes les quinze minutes : ciel, lumière, brume, pluie, neige au sol et sur les toits, orage et vent, qui se lit aux fumées et aux ailes du moulin. Un bouton « Beau temps » rend le temps de présentation.

L’hiver venu, le tilleul et les pommiers sont nus, les potagers vides ; plus personne aux champs, le ruisseau gelé ne s’entend plus et le pêcheur quitte son ponton ; sous la neige, moutons et vaches rentrent. Au temps des fêtes, un marché de Noël s’installe au Champ de Foire, ce grand pré près du stationnement où l’on imagine aussi des marchés artisanaux, des spectacles et de grands rassemblements, autour d’une scène couverte et de chalets de bois.

Voir le Champ de Foire sur la carte

Pour qui ?

Le projet s’adresse à ceux qui voudraient y trouver leur place :

  • Les amoureux du Moyen Âge

    Vivre au quotidien dans les pierres, le chêne et le lin, et non seulement le temps d’une fête.

  • Les artisans

    Un atelier sur rue, des clients qui prennent le temps de regarder le travail bien fait.

  • Ceux qui cherchent une communauté

    Des voisins qu’on connaît, des tâches partagées, une place dans un village vivant.

  • Ceux qui veulent ralentir

    Quand tout s’accélère, retrouver un rythme humain, des gestes simples et des conversations sans écran.

Voir par soi-même

Le village de démonstration se visite en ligne, dans le navigateur : la carte 3D, la visite à pied, six intérieurs témoins et un jeu de rôle. Et si l’envie vous prend d’y vivre, dites-le-nous : c’est une simple prise de contact, sans paiement ni réservation.

Ce qui est décrit ici est imaginé : le village présenté sur ce site est une démonstration fictive, et rien n’est confirmé.